Que vous soyez enceinte ou en projet de bébé, la question est incontournable, il faudra bien nourrir bébé, oui mais comment ?

A la question : « est-ce que le lait d’une quarantenaire est aussi bon que le lait d’une trentenaire ? », la réponse est OUIIIIIIII, bien sûr ! Faites votre choix, écoutez-vous et tout se passera très bien 😉

Il y a deux écoles, on pourrait même dire deux camps. Le sujet passionne à tel point qu’il est souvent explosif. Certains sont à la tête de collectifs, d’associations prônant les vertus de l’allaitement maternel (négociations impossibles).  D’autres sont sceptiques au point de douter des nombreuses études faites à ce sujet, en privilégiant avant tout, leur propre confort.

Faites-vous confiance

Nous nous garderons bien de donner notre avis sur la question, mais nous tacherons de vous donner toutes les informations pour décider en conscience. Avant tout, voici quelques conseils sont à observer :

1/ choisissez bien votre maternité. En effet, il existe, en France,  33 maternités «  amis des bébé » prônant une politique claire favorisant l’allaitement maternelle. Vous risquez d’y être mal vu si vous demandez un biberon mais surtout, on ne vous en donnera pas.

2/ vous avez le droit de changer d’avis. Vous décidez d’allaiter mais c’est difficile, bébé tète mal et vous êtes épuisés, le biberon soulagera votre angoisse de mère-nourricière. Ou au contraire, bébé trouve le chemin du sein et tète naturellement alors que vous n’aviez pas envisagé cette option. Votre coeur de maman fond… Acceptez l’imprévu (ce n’est que le début :))

3/ Quoique vous décidiez, n’acceptez pas les jugements discriminants, ils risquent de  gâter votre bonne humeur et de vous donner le sentiment d’être une mauvaise mère.

4/ Biberon ou sein, bébé mangera à sa faim. Dans tous les cas, il faut le nourrir à la demande.

Nous avons donc décidé de donner la parole aux deux « camps » et de faire de vous, l’arbitre !

L’allaitement, un certain dévouement

Voici les principaux arguments avancés par le camp de l’allaitement au sein :

  • le lait maternel est un bouclier contre les infections
  • le lait maternel a des vertus nutritionnelles inégalables
  • l’allaitement permet à la maman de réguler son poids plus rapidement
  • le lait maternel éduque au goût
  • l’allaitement maternel favorise l’attachement et procure un sentiment de bien-être
  • l’allaitement maternel est économique
  • l’allaitement maternel est naturel
  • le lait maternel est digeste

L’allaitement peut être difficile à mettre en place. Ce n’est pas toujours une évidence, ni pour votre corps ni pour bébé. Il faut vraiment être motivée. Voici quelques astuces pour y arriver :

  • faites appel à une sage femme à domicile spécial « allaitement »
  • consulter le site : http://lalecheleague.fr pour répondre à toutes vos questions et trouver un atelier près de chez vous
  • équipez-vous d’un coussin d’allaitement, le confort est essentiel
  • buvez de la tisane spéciale « allaitement »
  • louer un tire-lait, vous en aurez vite besoin
  • prenez votre temps, le « bon » lait arrive en fin de tétée

Le biberon, une liberté retrouvée

Voici les principaux arguments avancés par le camp des biberons :

  • le biberon permet de doser la quantité de lait absorbé par bébé
  • le biberon permet au papa de prendre plus facilement sa place
  • le biberon permet de reprendre le travail sans difficultés
  • la tétine du biberon est plus facile pour bébé que la succion du sein
  • le lait industriel est parfaitement adapté au nourrisson
  • la poitrine de la maman est protégée
  • le biberon est adapté aux femmes qui ont des accouchements difficiles
  • le biberon permet de reprendre une vie sociale « moderne » consommation d’alcool, tabac, ect..

Quand on opte pour le biberon, quelques questions se posent

Comment choisir son lait industriel ?

La composition des laits maternels est strictement encadrés, votre pédiatre vous dira qu’ils sont identiques. Néanmoins, l’offre de lait industriel BIO présente l’avantage d’être issus d’animaux nourris à l’herbe, sans hormones, OGM, pesticides ni antibiotiques. Notons toutefois que le lait bio ne constitue que 80% du produit fini, le reste étant constitué des huiles végétales sur lesquelles ne portent aucune obligation.

Comment choisir son biberon ?

Tous les biberons sont maintenant sans bisphénol A.  La stérilisation n’est plus systématique, vous le faites une fois au début et cela suffit. Choisissez-le pratique (facile à nettoyer) avec différents débits possibles.

L’alternance, c’est s’adapter à ses possibilités

Voici les principaux arguments avancés par le camp des peace and love (biberon + sein, on passe de l’un à l’autre) :

  • L’alternance permet au bébé de bénéficier des bienfaits du colostrum. C’est ce liquide jaune qui coule de vos seins les premiers jours après l’accouchement. Il a un pouvoir extraordinaire : sa concentration en anticorps est très élevée, il est chargé en acides gras, vitamines et sels minéraux. Il apporte 2,5 fois plus de protéines que le lait mature. Il a des vertus antioxydantes, anti-infectieuses et, grâce à son apport en lactobacillus bifidus, il participe au développement de la flore intestinale du bébé pour faciliter la digestion et l’expulsion des premières selles.
  • l’alternance permet un moment de liberté sans mauvaise conscience
  • l’alternance est une solution pour un sevrage en douceur
  • l’alternance fait de l’allaitement maternel un précieux moment de partage

Quelques bonnes pratiques pour réussir l’alternance :

  • Dans ce cas, le biberon peut contenir votre lait maternel ou un lait infantile (si le tire-lait ne vous a pas conquis).
  • Faites-vous encadrer si vous souhaitez préserver l’allaitement au sein. Vous prenez tout de même le risque que bébé préfère le biberon car le débit est plus fluide, plus facile  à la succion. Une doula ou une sage femme peut vous conseiller pour la mise en place de cette pratique.

Végan, vous optez pour le lait végétal, est-ce une bonne idée ?

L’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) a publié en mars 2013 un rapport sur les risques liés à l’alimentation des nourrissons avec des boissons autres que le lait maternel et infantile.

Elle rappelle que l’utilisation de « laits végétaux » ou de laits d’origine animale non bovine (lait de brebis, de jument, chèvre, ânesse…) est inadéquate d’un point de vue nutritionnel, pouvant ainsi entrainer une insuffisance d’apport en énergie, en protéines, en acides aminés, lipides, minéraux, vitamines et oligo-éléments.

Les répercussions sur l’enfant sont d’autant plus graves si la consommation est exclusive et prolongée. Les carences ne sautent pas toujours aux yeux, comme par exemple, l’altération du développement cérébral.

Si vous pressentez une allergie au lait de vache, faites-vous conseiller par votre pédiatre. Il existe des laits végétaux infantiles adaptés aux besoins nutritionnels de votre enfant. Sachez aussi que 8% des bébés suivent un régime spécifique alors que seulement 2% d’entre eux présentent une véritable allergie au lait de vache.

Avant 1 an, si votre bébé ne présente aucune intolérance, choisissez donc exclusivement l’allaitement maternel ou la consommation de laits infantiles spécifiques. Ensuite, préférez le lait végétal enrichi en calcium.

Le témoignage d’Hélène, maman à 37 ans en Allemagne

« Insultée à la terrasse d’un café parce que je sortais un biberon pour nourrir mon fils »

“Je voulais accoucher en maison de naissance comme la plupart de mes copines. En Allemagne, c’est très courant, même si les conditions sanitaires sont aussi strictes qu’en France. Toutes les françaises que je connais et qui vivent en Allemagne accouchent sans péridurale. L’ensemble des pratiques est tourné vers le bien-être du bébé. C’était mon premier enfant et j’étais conditionnée par les messages incessants des sages-femmes allemandes : « VOUS décidez de votre accouchement ». Seulement, après 36H de contractions, mon col ne s’est pas ouvert suffisamment, je ne contrôlais rien du tout !

Césarienne, péridurale d’urgence, et anesthésie générale, j’ai vécu le scénario catastrophe, avec un souvenir très vague de la naissance de mon fils, une voix lointaine me disant « c’est un garçon ».2 jours après l’accouchement, j’ai un terrible « baby blues » qui a duré 3 mois. La cicatrice de ma césarienne a été douloureuse pendant 2 mois, avec une horrible sensation d’avoir raté mon accouchement et d’être une mauvaise mère.

Un sentiment qui s’est profondément ancré quant à mon choix d’allaitement. Au bout d’1 mois, j’ai opté pour l’alternance entre biberon et sein. Un choix difficile à assumer en Allemagne, me contraignant souvent à mentir. Un jour, je me suis même faîte insulter à la terrasse d’un café parce que je sortais un biberon pour nourrir mon fils. Et pire encore, j’ai repris le travail 5 mois après l’accouchement alors que la plupart des allemandes arrêtent de travailler pendant 3 ans à la naissance de leur premier enfant. Une différence culturelle diamétralement opposée.”

Nos Astuces complémentaires pour le sein et le biberon

  • Noter les tétées de bébé est une mission que l’on prend très au sérieux, quelques applications sont là pour vous secourir :
    • Baby manager® : sur le même principe mais avec une dimension jeu pour les geeks !
    • Carnet de bébé® : en plus des tétées, vous pouvez inscrire les temps de sommeil, de balade. C’est le carnet de vie de bébé.
    • Mon allaitement&moi® : élaborée par Gallia®, cette application est hyper complète puisqu’elle permet, aussi d’obtenir des conseils personnalisés auprès d’experts.
  • Si vous souhaitez éloigner bébé des mauvaises ondes de votre téléphone, il existe un bracelet astucieux le « nursing bracelet ». Composé de petites pierres numérotées, vous n’avez qu’à déplacer une goutte argentée pour vous rappeler le sein et l’heure de la dernière tétée.
  • Sein ou biberon : le rot se pratique toujours pendant ou après la tétée pour évacuer l’air ingéré en même temps que le lait.

Quelques chiffres sur l’allaitement :

  • 54% des françaises allaitent alors que 75% en ont envie
  • 95% des finlandaises allaitent leur bébé
  • Stefania Girladi, jeune maman britannique engagée de 44 ans allaite encore son petit dernier de 3 ans.

Si cet article vous a plu, vous aimerez ans doute notre article sur le choix de la bonne maternité

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