De nombreuses femmes, avec un projet d’enfant autour de la quarantaine, nous interrogent sur les suites de couches.

En quoi consistent-elles ? Sont-elles plus difficiles à supporter après 40 ans ? S’en remet-on moins facilement que les jeunes mamans ? Petit tour d’horizon sans tabou sur ce bonus post-accouchement, dont on se serait bien passé, à tout âge !

Mais, au fait, qu’appelle-t-on suites de couches ? `

C’est la période d’environ 6 semaines qui suit l’accouchement. Un passage un peu trouble, au cours duquel votre corps subit quelques désagréments, voire des choses franchement désagréables, soyons honnêtes ! On distingue les suites de couches primaires, secondaires et post-opératoires. Le baby blues peut également s’inviter, mais nous l’aborderons au cours d’un autre article !

Les tranchées et les lochies

Ce sont les plus courantes et aucune maman n’y échappe, quelque soit son âge !

Vos meilleurs alliés pour les supporter ? Patience et zénitude 😉 et surtout, n’oubliez pas qu’au bout de quelques semaines, tout rentrera dans l’ordre !

Les tranchées sont les contractions utérines, qui se chargent de faire regagner une taille normale à votre utérus ! Elles s’apparentent à des douleurs de règles et sont particulièrement vivaces chez les multipares, dont les fibres musculaires se distendent au fil des grossesses, et chez les mamans allaitantes, soumises à l’ocytocine, déclencheur de contractions tous azimuts.

Les lochies, quant à elle, sont constituées de caillots de sang et de débris de membrane placentaire (miam). Elles correspondent aux derniers résidus de votre grossesse qui s’expulsent progressivement. Très abondantes les trois ou quatre jours suivant votre accouchement, elles baissent en intensité puis reprennent du poil de la bête le douzième jour, pour totalement disparaître au bout de trois à six semaines.

Les fuites urinaires et la pesanteur dans le bas-ventre

Moins systématiques mais tout aussi réjouissantes 😉, elles concernent aussi bien les jeunes mamans que les quadras !

La bonne nouvelle, c’est que « L’âge a peu d’incidence sur elles. En revanche, deux éléments les favorisent plus ou moins : la façon dont vous avez entretenu votre périnée jusqu’ici et votre poids », comme l’explique Aurélie Goudeseune, sage-femme libérale.

Les fuites urinaires cessent généralement au bout de quelques semaines et se gèrent à l’aide de couches XXL (oui, celles de votre grand-mère feront parfaitement l’affaire :-))

La pesanteur dans le bas-ventre peut être particulièrement angoissante. Vous avez cette désagréables sensation que tout va tomber ? C’est normal ! C’est tout simplement dû au poids de l’utérus et au relâchement du périnée. Cette sensation de flottement n’est pas censée durer et les organes se repositionnent généralement rapidement.

Les suites de couches post-opératoires

Là encore, votre âge n’aura pas d’incidence particulière sur ces suites de couches. A 20, 30 ou 40 ans, il vous faudra pratiquer les mêmes soins. 

Mais, notons quand même que les césariennes sont plus fréquentes chez les mamans quadra… Voici quelques recommandations du professeur Laurent Salomon, du service « Obstétrique, médecine et chirurgie fœtales » à l’hôpital Necker, pour gérer l’après-césarienne.

  • Mobilisez-vous et marchez si vous le pouvez dès les premières heures suivant l’opération pour limiter les risques de thromboses et de constipation. Les bas de contention et les anti- coagulants favoriseront la circulation.
  • Prenez les antalgiques pres- crits avant que la souffrance ne s’installe, cela facilitera la reprise d’activité.
  • Quant à votre cicatrice, qui sera régulièrement surveillée jusqu’à cicatrisation complète et chute des fils ou agrafes, prenez en soin et vous cicatriserez aussi rapidement qu’une jeune femme de 30 ans.
  • De retour à la maison, limitez le port de charges trop lourdes qui pourraient ralentir la cicatrisation. Pensez par exemple à porter votre bébé en écharpe car plus la charge est haute, moins elle est lourde. • Conservez la cicatrice propre, sèche et à l’air libre. Une fois la plaie complètement cicatrisée, massez-vous avec de l’huile d’amande douce ou une crème adaptée.

Quant à l’épisiotomie, c’est une incision que l’on peut éviter en se massant le périnée de longs mois avant l’accouchement, avec une huile spéciale pour assouplir les tissus. Mais si vous en écopez à la sortie de votre accouchement, voici quelques gestes salvateurs pour en faire un lointain souvenir :

  • Rincez la cicatrice à l’eau froide après chaque passage aux toilettes.
  • Portez des sous-vêtements en coton.
  • Massez-vous avec une huile spécial périnée quand la plaie est refermée.
  • Faites un bain de siège dans une eau tiède infusée de quelques gouttes d’huile de calendula ou de lavande pour apaiser. L’huile de cyprès agit aussi comme antiseptique, diminue le risque d’infection et soulage les hémorroïdes.
  • Empruntez la bouée de votre nièce 😉 pour vous asseoir (à utiliser avec modération)

Alors, rassurée 😉 ?
On vous l’accorde, ces quelques semaines post-accouchement ne sont pas vraiment une partie de plaisir. Mais la bonne nouvelle, c’est que votre âge ne joue pas en votre défaveur ! En revanche, la façon dont vous avez entretenu votre corps et celle dont vous traitez vos suites de couches sont déterminantes.

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